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Eglise

 

L’église Saint Martial

vitrail.jpgUn long temps s'est écoulé entre la première citation de l'église dans des textes (1288) et le classement "monument historique" de la totalité de l'édifice en 1987.
Primitivement chapelle castrale du château d’Assas, on ignore les raisons qui ont guidé sa conception, le nom de ses commanditaires, de ses maîtres d’œuvre et de ses bâtisseurs.
La mention de Saint Martial apparaît dans divers actes au fil du Moyen-Âge. La dédicace à Saint Martial, évêque de Limoges, est peu fréquente dans l'Hérault.
Edifiée fin XIème- début XIIème, elle est insérée dans l’enceinte du château.
Chapelle castrale, elle est ouverte sur le village au Sud, et sur le château à l’Ouest et au Nord.
Elle a coexisté avec St Julien jusqu’à sa démolition.
De nombreux seigneurs du lieu y furent inhumés.

 

 

L’orgue de l’église d’Assas

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Construit en 1906 par Charles Mutin, successeur du célèbre facteur d’orgue français du XIXème siècle Aristide Cavaillé-Coll, disparu en 1899, cet orgue était la propriété du couvent des Dominicaines d’Asnières qui, au cours de la deuxième guerre mondiale, avait hébergé et prodigué un enseignement aux filles de Madame Simone Demangel, grande figure de la Résistance.
Amoureuse des instruments de musique, et en signe de reconnaissance, Madame S.Demangel a racheté cet orgue aux Dominicaines d’Asnières.

Max Boulignier, facteur d’orgue, qui résidait en région parisienne, a déménagé l’orgue en pièces détachées lorsqu’il a décidé de résider au château d’Assas dans les années 70. Après une première installation place Saint Ravy à Montpellier il a été déménagé et remonté dans l’église d’Assas.
Le 27 octobre 1977 Mr Boulignier a fait don de l’instrument à la commune d’Assas avec comme conditions de le maintenir en état, sans modification, et de pouvoir en jouir de son vivant.
Cet orgue, de dimensions modestes (523 tuyaux) est de conception robuste et a gardé sa conception d’origine, typique des instruments de cette taille au XIXème siècle.

Composition des jeux :

Grand orgue (clavier de 56 notes)

Principal de 8’
Principal de 4’
Flûte harmonique de 8’
Prestant de 1’


Récit (clavier de 56 notes)

Cor de nuit de 8’
Gambe de 8’
Voix céleste de 8’
Flûte octaviante de 4’
Basson de 8’

Pédale (pédalier de 30 notes)

Soubasse de 16’

Une restauration de l’orgue a été réalisée en 1991 par Claude Berger, facteur d’orgue à Clermont l’Hérault.

Légende : Lous Beulolis

Un habitant du village, à la recherche d'un hypothétique trésor laissé par le dernier seigneur du village, entreprit la visite nocturne d’une tour adossée à l'église Saint-Martial.
Tandis qu'il s'approchait de l'église, un souffle chaud vint lui caresser la joue. Puis des bruits bizarres sortirent de la tour étrangement éclairée de l'intérieur.

Etaient-ce les fantômes des châtelains souhaitant préserver le trésor qui glacèrent d'effroi cet Assadin ?
Dans un état d'excitation extrême, il alla tout de go ameuter tout le village.
Quelques courageux, armés de pioches, de fourches et autres outils des champs, osèrent s'approcher et rentrer dans la tour démoniaque.
Après avoir bravé des hurlements et des cris à glacer de peur les plus téméraires, un des villageois leva sa lanterne un peu plus haut que les autres.
Dans la lueur pâle de la flamme, ce ne sont pas des fantômes ou autre malin qui apparurent soudain, mais un simple couple d'effraies, "beulolis" en patois, qui cherchait un endroit tranquille pour abriter ses amours.
Les habitants du village voisin eurent rapidement fait de donner le sobriquet "Lous Beulolis" aux Assadins.